La chambre culturelle du Reich contrôle toute la vie intellectuelle et artistique, excluant opposants. La même nazification fut appliquée à l’enseignement et aux mouvements de jeunesse. Pendant douze ans, la population allemande vécut sous le matraquage de la propagande Goebbels. En 1938, après l’assassinat de Von Rath* à Paris, Goebbels est l’instigateur de la "nuit de cristal" (incendie des synagogues et pillage des maisons juives).
L’invasion de la Pologne est précédée, en mai 1939, par l’annonce de la "terreur tchèque", déclenchée contre les Allemands des Sudètes. En 1942, les innombrables allocutions de Goebbels persuadent les Allemands de la faiblesse des Russes juste avant la capitulation de Stalingrad (URSS). En France, à partir de 1940, la propagande est chargée de répandre les thèmes nazie contre les Anglo-Saxons, les Soviétiques, les gaullistes, les juifs, les francs-maçons et de susciter des œuvres inspirées de la culture allemande et de l’éthique hitlérienne.
D’une fidélité absolue à Hitler, d’une activité prodigieuse, Goebbels aura réussi à faire de la propagande une véritable technique, exerçant ainsi sur les Allemands une influence considérable. «La propagande de Goebbels est une de nos armes de guerre les plus efficaces.» d’après Hitler.
Finalement, au mois d’août 1944, alors que l’Allemagne est frappée de tous côtés, Goebbels tente de relever son moral en faisant état de l’existence d’"armes secrètes et imparables". Jusqu’au bout, il ranime le courage des combattants. Il a fait venir, dans le bunker d’Hitler à Berlin (Allemagne), sa femme et leurs six enfants. L’étau russe se referme. Hitler épouse Eva Braun, et Goebbels est son témoin. Dans son testament, le Führer le désigne comme chancelier du Reich. Mais Goebbels et sa femme, ne veulent pas survivre à leur Führer qui s’est suicidé avec Eva Braun, le 30 avril. Le 1er mai 1945, le couple empoisonne ses six enfants puis se donne la mort à son tour.






