ARGENTAN, JEUDI, 11 Fevrier, 2008
 
Livres :

Pour asseoir parfaitement sa dictature, Hitler fait appel à la propagande, outil redoutable servant à répandre la doctrine nazie, qu’elle soit par le biais de campagnes d’affichage, de spots radiophoniques ou lors de grandes parades vouées au culte du Führer.

La propagande embrigade complètement les citoyens allemands, elle rythme leur vie car elle est omniprésente aussi bien à la maison qu’au travail et destinée à tous : des enfants aux retraités.

Selon Hitler, c’est dès le plus jeune âge qu’il faut commencer à inculquer aux enfants les valeurs nazies pour en faire de parfaits « soldats » d’où l’interet particulier porté aux livres scolaires. Les livres ont, en effet, un rôle essentiel à jouer car ils sont sources de savoir et de connaissances et, au travers de ces derniers, la diffusion n’est que plus rapide et efficace. Leur utilisation première est donc faite à l’école et pour ce faire, le système éducatif et l’apprentissage lui-même vont être totalement remaniés.

En effet, cela commence avec le corps enseignant : tout enseignant devait être « loyal » à Hitler et rejoindre « l’Association des Enseignants Nazis », 97% l’ont intégré et ceux qui ont résisté et refusé ou ceux qui n’étaient pas totalement en accord avec les idées nazies ont tout simplement été licenciés.

Ensuite, vient l’éducation des enfants avec une profonde modification de l’apprentissage notamment celle de l’histoire et de la biologie. En effet, le contenu des livres scolaires va changé et avec lui, l’Histoire va être également changée. Il était hors de questions d’enseigner aux enfants le défaite cuisante qu’avait connue l’Allemagne ainsi que l’humiliation du Traité de Versailles du 28 juin 1919, car l’Histoire enseignée était fondée sur la gloire de l’Allemagne. Pour expliquer ces événements, les enfants apprenaient que la défaite était due à la trahison de la Patrie par des espions juifs et marxistes et que le Traité de Versailles n’était que le résultat d’une alliance d’états jaloux de l’Allemagne. On donnait donc des raisons « valables », propices aux enfants d’haïr et d’avoir de la rancœur envers les Juifs, les communistes ou la France. De plus, pour insister, on enseignait qu’il n’existait qu’un seul homme capable d’aider l’Allemagne : Hitler, sauveur de la nation.





Outre l’aspect historique, l’aspect biologique a aussi été modifié pour parfaitement coïncider avec la doctrine nazie ; c’est pourquoi, à partir de 6ans tous les enfants recevaient « une instruction raciale » : «  Garçon et fille ne devaient pas quitter l’école sans avoir connaissance de la nécessité du sang pur. »-Hitler. Cet enseignement visait à faire assimiler aux plus jeunes, la nécessité de perpétuer la race aryenne et notamment au travers de mariage entre « sang-pur» pour assurer la survie de la race. On leur apprenait donc à choisir un bon mari, une bonne épouse et surtout à ne pas commettre l’irréparable : le mariage inter-racial qui causerait alors une baisse de la pureté raciale.

Les livres ont donc contribué à servir la doctrine nazie mais ils ont aussi été des opposants au régime. En effet, le régime nazi ne pouvant contrôler toutes les idées allant à son encontre, il évitait leur diffusion notamment lors d’autodafés. Le premier a lieu à Berlin le 10 mai 1933 où sont brûlés des livres de philosophes, de Juifs ou communistes comme Freud ou Marx. Ces autodafés prennent même l’aspect de véritables actes de délivrance car des incantations y sont scandées : « Contre la lutte des classes et le matérialisme, pour la communauté du peuple et une philosophie idéaliste, je remets au feu les écrits de Marx… »
Encore une fois le régime nazi fait taire l’opposition et embrigade un peu plus sa population en lui dictant…

CONCLUSION



 

Les talents d'orateur d'Hitler
Satire d'Hitler au travers du film "Le Dictateur"
Decryptage d'affiches
Ministre de la propagande : Goebbels
Les livres (autodafés, ...)


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